Le nouveau rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a été publié le 9 août 2021. Il s’agit de la plus grande mise à jour de l’état des connaissances scientifiques sur le climat depuis la sortie du rapport AR5 en 2013 et du rapport spécial SR15 publié en 2018. Le nouveau rapport du groupe de travail 1 (WGI) traite uniquement de la compréhension physique du système climatique et du changement climatique. Les deux autres volets, les rapports des groupes de travail 2 et 3, sont attendus en février et mars 2022.

Qu’est-ce que le GIEC ? Comment fonctionne-t-il ? Que contient ce nouveau rapport ? OMNEGY revient pour vous sur le rôle du GIEC, son fonctionnement ainsi que les points clés à retenir suite à la publication de ce nouveau rapport.

🔍 Qu’est-ce que le GIEC ?

Le GIEC (ou IPCC, Intergovernmental Panel on Climate Change, en anglais) a été créé en 1988 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), “en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade.”¹ Il s’agit d’une association de pays : les membres du GIEC sont des nations et non des personnes physiques. Le GIEC compte à ce jour 195 États membres.

Depuis sa création, le GIEC a publié cinq rapports d’évaluation (1990, 1995-1996, 2001, 2007, 2013-2014), montrant l’intensification des émissions de gaz à effet de serre du fait de l’activité humaine, ainsi que des rapports consacrés à des thèmes spécifiques comme le rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C (SR15) commandé au GIEC en 2016 par la COP21, et publié en 2018.

Structure et fonctionnement du GIEC

Le GIEC n’effectue pas ses propres recherches, mais effectue une évaluation et une synthèse des travaux de recherche menés dans les laboratoires du monde entier. Les membres du bureau des GIEC ainsi que les auteurs des rapports travaillent bénévolement, et ne sont pas rémunérés pour leur travail. Les seules personnes rémunérées sont celles qui travaillent dans les unités d’appui technique et aident les auteurs et coordinateurs.

Le GIEC se réunit une fois par an environ, par une assemblée plénière, durant laquelle il prend des décisions sur son programme de travail, sa structure et les procédures qu’il compte appliquer. C’est également l’occasion d’élire son président et son Bureau, d’approuver le champ d’application des rapports à produire et d’accepter les rapports établis.

Le GIEC est composé de trois groupes de travail (working group I, II and III) et d’une équipe spéciale (task force) pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre :

  • Le Groupe de travail I (WGI) évalue les aspects scientifiques du système climatique, ainsi que l’évolution du climat ;
  • Le Groupe de travail II (WGII) travaille sur les questions concernant la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, les conséquences de ces changements et les possibilités d’adaptation ;
  • Le Groupe de travail III (WGIII) évalue les solutions envisageables pour limiter ou atténuer les changements climatiques ;
  • L’équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre (TFI) a pour rôle d’implémenter le programme du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.

Chaque groupe de travail (ainsi que l’équipe spéciale) a deux coprésidents (co chairs) et dispose d’une unité d’appui technique. La transparence du GIEC est totale, toutes les informations concernant les équipes des différents groupes de travail, les méthodologies employées, etc. se trouvent sur son site Internet. On y retrouve également des précisions sur le processus de sélection des auteurs, les documents étudiés par les équipes, comment les rapports sont approuvés, etc. Un renouvellement important des auteurs a lieu d’un rapport à l’autre (au moins 50% de nouveaux auteurs par rapport, parfois jusqu’à 75%, d’après Valérie Masson-Delmotte), ce qui assure la neutralité du GIEC.

Le budget annuel du GIEC varie entre 5 et 8 millions d’euros. Il est financé par les 195 Etats membres qui y contribuent de manière “indépendante et volontaire”. La France par exemple, contribue à hauteur de un million d’euros jusqu’en 2022.

Un point très important à noter est que le GIEC ne formule pas de recommandations concrètes : il rassemble et synthétise des milliers de travaux scientifiques, afin d’en tirer des conclusions globales et des projections.

Comment les rapports du GIEC sont-ils rédigés ?

Depuis 1988, le GIEC a publié cinq rapports d’évaluation ; le 6ème, l’AR6, est celui qui est en phase de publication, avec le rapport du groupe de travail I publié en août 2021, et les autres rapports attendus pour février ou mars 2022.

Chaque rapport existe en trois versions :

  • Le résumé à l’intention des décideurs (SPM, Summary for Policy Makers) ;
  • Le résumé technique (TS, Technical Summary) ;
  • Le rapport complet (FR, Full Report).

Chaque rapport compte des centaines d’auteurs du monde entier, sélectionnés en fonction de leur domaine d’expertise. Les milliers d’autres personnes contribuent à l’élaboration des rapports en tant que reviewers, des critiques chargés de revoir le contenu des rapports. Chaque rapport passe par plusieurs phases de rédaction et de révision, afin d’assurer qu’il reflète correctement les différents travaux de recherche de la communauté scientifique internationale. Les représentants des États membres sont également sollicités, à différentes étapes de ce processus, afin de valider le contenu d’un rapport. Le résumé à l’intention des décideurs est approuvé ligne par ligne, par les représentants des différents gouvernements.

Comme l’explique le site du GIEC : “Pour parachever l’élaboration d’un rapport, les gouvernements membres du GIEC l’entérinent, à l’issue d’un échange entre les utilisateurs du rapport – les gouvernements – et ceux qui l’ont rédigé – les scientifiques”. Il est important de noter que tous les gouvernements valident les résumés des rapports, ce qui implique un consensus nécessaire entre tous les États membres du GIEC. Les rapports complets sont quant à eux de la responsabilité des auteurs.

Le nouveau rapport du GIEC : les points clés à retenir 👇

Le nouveau rapport du GIEC, publié en août 2021, est le rapport du groupe de travail I (WGI). Il évalue les aspects scientifiques du système climatique, ainsi que l’évolution du climat. Nous allons dans cet article revenir sur les points clés du rapport, et aborder les pistes envisageables pour limiter les changements climatiques.

  • POINTS CLÉS SUR L’ÉTAT ACTUEL DU CLIMAT

Un des points les plus important de ce rapport est la nature incontestable de l’influence humaine sur les changements climatiques. L’activité humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres, et des changements rapides et généralisés ont été constatés. Les travaux de recherche des scientifiques indiquent sans équivoque que 100% du réchauffement climatique et des émissions de gaz à effet de serre sont dûs aux activités humaines. Des chiffres marquants sont mentionnés dans le rapport du GIEC :

  • depuis la publication du 1er rapport du GIEC en 1990, 1 000 milliards de tonnes de CO2 ont été émises, soit presque la moitié des émissions de gaz à effet de serre depuis le début de l’ère industrielle (vers 1760) ;
  • pendant les trois derniers millénaires, le niveau des mers et des océans n’a jamais augmenté aussi rapidement que depuis 1900 ;
  • ces dix dernières années ont été 1.1 °C plus chaudes, comparé à 1850-1900 ;
  • les glaciers notamment sont condamnés à fondre pour des décennies, alors que la libération par dégel du carbone contenu dans le pergélisol (considérée sur une période de plus de 1000 ans) est irréversible.

Le climat se réchauffe à un rythme sans précédent depuis au moins 2000 ans, et cela est dû à l’activité humaine. Dans cette perspective, l’Agence Internationale de l’énergie (AIE) met en garde contre un danger imminent et stipule que le réchauffement affecte d’ores et déjà de nombreux phénomènes climatiques extrêmes dans toutes les régions du monde.

En effet, nous avons tous constaté une augmentation du nombre de phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ces dernières années, notamment des événements combinés (par exemple une canicule, suivie de méga feux, comme au Canada en juin 2021). Il ne s’agit pas d’une impression liée à la surmédiatisation de ces évènements, le rapport confirme que les preuves des changements observés dans les phénomènes climatiques extrêmes se sont renforcées, et ce depuis le 5ème rapport du GIEC (l’AR5 publié en 2014).

  • LES DIFFÉRENTS SCÉNARIOS D’ÉMISSIONS

Malgré ces points assez alarmants, tout n’est pas encore perdu. Le rapport décrit l’évolution des températures à venir selon 5 trajectoires socio-économiques différentes (ou socio-economic pathways, SSP). Dans les scénarios d’émissions les plus ambitieux, nous pourrions considérablement ralentir certains changements climatiques.

Source : rapport AR6 du GIEC

Source : rapport AR6 du GIEC

Il est important de souligner que dans tous les scénarios d’émissions (à l’exception du plus bas, c’est-à-dire du plus ambitieux ou optimiste, le SSP1-1.9), nous dépasserons le seuil de réchauffement mondial de +1,5 °C dans un avenir proche (entre 2021 et 2040), et nous resterons au-dessus de +1,5 °C, au moins jusqu’à la fin du siècle.

Avec les changements climatiques en cours, chaque région pourrait subir plus d’événements climatiques extrêmes, avec des conséquences multiples. Cela a plus de chances d’arriver avec un réchauffement à +2 °C qu’à +1,5 °C, et la probabilité augmente avec des niveaux de réchauffement supplémentaires. Un graphique du rapport illustre cette idée, en présentant l’évaluation de la sensibilité du climat à l’équilibre (ou Equilibrium Climate Sensitivity, ECS), c’est-à-dire le nombre de degrés supplémentaires si nous doublons la concentration de CO2 dans l’atmosphère :

Schéma de plausibilité GIEC : rapport AR6 du GIEC

Source : rapport AR6 du GIEC

Comme on l’observe sur ce graphique, en fonction des scénarios d’émissions, la fréquence des fortes chaleurs et des pluies extrêmes pourrait se décupler, et ce à travers le monde entier. La fenêtre de probabilité étant autour de +3 °C, nous observerions des changements importants dès 2030 à 2040, et ce peu importe le scénario socio-économique.

Les points de bascule (également appelés points de non-retour), bien qu’ayant une faible probabilité de se produire, sont inclus dans le rapport. On compte parmi eux la fonte de la calotte glaciaire, les modifications brusques des courants marins, des évènements climatiques extrêmes cumulés, ou encore un réchauffement climatique plus important que la fourchette de réchauffement estimée “très probable” selon le GIEC. Bien que peu plausible, ces points ne peuvent être exclus, car ils font partie intégrante de l’évaluation des risques, et pourraient avoir des conséquences très graves.

  • L’ATTRIBUTION DES ÉVÉNEMENTS CLIMATIQUES EXTRÊMES

L’attribution est la science qui permet de savoir si nous pouvons effectivement attribuer un évènement météorologique extrême au changement climatique. Cette science a beaucoup évolué ces dernières années, grâce à quoi l’attribution des changements observés dans les phénomènes extrêmes à l’influence humaine s’est renforcée.

D’après le nouveau rapport du GIEC, il est probable que la proportion mondiale de cyclones tropicaux majeurs (catégorie 3-5) ait augmenté au cours des quatre dernières décennies. Pour la première fois, le GIEC décrit également une augmentation observée des événements extrêmes pour les ouragans. Ce genre de déclaration dans un rapport du GIEC était rare jusqu’à présent, car il était difficile d’obtenir un consensus international (de tous les États membres) sur ces changements incertains.

On observe également que ces phénomènes météorologiques extrêmes s’aggravent sur tous les continents (sauf dans le sud de l’Amérique du Sud, où les données sont trop rares pour tirer des conclusions). Nous pouvons nous attendre à une augmentation de ces phénomènes dans les décennies à venir, tels que les sécheresses, les fortes précipitations, les cyclones tropicaux ou encore les fortes vagues de chaleur. Voici une infographie venant du rapport à l’intention des décideurs, qui exprime la probabilité d’occurrence de différents évènements extrêmes, en fonction de différents scénarios :

Source : rapport à l'intention des décideurs (SPM6) du GIEC

Source : rapport à l’intention des décideurs (SPM6) du GIEC

  • LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE AFFECTE DÉJÀ TOUTES LES RÉGIONS DU MONDE

Dans son rapport, le GIEC insiste sur le fait que les changements climatiques affectent déjà toutes les régions du monde, mais de manière très différente. Voici un graphique tiré du rapport à l’intention des décideurs, qui met en avant l’impact des changements climatiques sur différentes régions du monde :

Source : rapport à l'intention des décideurs (SPM6) du GIEC

Source : rapport à l’intention des décideurs (SPM6) du GIEC

Ce graphique met en évidence les inégalités régionales face au réchauffement climatique. Bien que tout le monde se prépare à subir des chaleurs extrêmes, certaines régions seront beaucoup plus touchées que d’autres par les précipitations intenses, ou les sécheresses agricoles et écologiques. C’est un des éléments clés de la question de justice climatique, bien que ce sujet soit traité par le groupe de travail, dont le rapport sortira début 2022.

Le GIEC a également créé un atlas interactif, disponible sur son site internet, issu d’une collaboration avec la NASA. Celui-ci met à votre disposition énormément de bases de données, et vous permet de visualiser et d’explorer différentes projections. Vous y retrouverez les variations à anticiper en fonction des différents scénarios, que ce soit les températures, les niveaux de la mer ou les précipitations.

  • ANALYSE DES BUDGETS CARBONE RESTANTS

Le terme “budget carbone”, dans le domaine de l’énergie, signifie le montant net de CO2 que les humains peuvent encore émettre, tout en limitant un degré de réchauffement climatique. Le nouveau rapport du GIEC fait un point sur notre budget carbone, avec différents scénarios d’émissions.

Les estimations du rapport actuel sont beaucoup plus précises que dans le précédent rapport du GIEC. Nous savons que le réchauffement climatique est quasiment proportionnel à la quantité totale de CO2 émise, comme indiqué dans le graphique suivant :

Source : rapport AR6 du GIEC

Source : rapport AR6 du GIEC

Comme nous pouvons l’observer sur ce graphique, les futures émissions cumulées de CO2, qui varient d’un scénario à l’autre, ont un impact direct sur l’ampleur du réchauffement climatique à venir. Nous pourrions donc limiter le réchauffement climatique en limitant nos émissions de CO2. Il faut cependant noter que le scénario SSP1-1.9 des émissions, le plus optimiste, suppose une quantité énorme d’émissions négatives au cours du 21ème siècle.

Entre le rapport SR15 (le rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C) et le nouveau rapport AR6, les éléments du budget carbone ont tous été réévalués :

  • le réchauffement passé, qui a été mis à jour pour inclure toutes les tonnes émises ;
  • le niveau de réchauffement par tonne de CO2 ;
  • le réchauffement hors CO2 projeté ;
  • le réchauffement qui se produirait une fois le niveau net zéro de CO2 atteint ;
  • les réactions du système terrestre non couvertes par ailleurs.

La bonne nouvelle est que, malgré ces mises à jour, les estimations du budget carbone restant de ce rapport AR6 sont très similaires à celles qui avaient été formulées dans le rapport SR15. D’après ces estimations, notre budget carbone restant est assez bas, si nous voulons éviter d’atteindre le seuil réchauffement mondial de +1,5 °C.

Source : rapport à l'intention des décideurs du GIEC

Source : rapport à l’intention des décideurs du GIEC

Le tableau ci-dessus reprend différents scénarios de budget carbone restant, si nous voulons éviter d’atteindre différents stades de réchauffement climatique (+1,5, +1,7 et +2 °C). Il indique cela en termes de budgets carbone restants, à partir de début 2020, et la probabilité de limiter le réchauffement climatique à un certain degré, en fonction du budget carbone à respecter. Par exemple, si nous respectons un budget carbone de 300 GtCO2 d’ici la fin du siècle, nous avons une probabilité de 83% de ne pas dépasser le seuil de réchauffement de +1,5 °C.

Comme on peut le constater, les budgets restants sont faibles, et ce peu importe le scénario. Nos émissions actuelles sont d’environ 40 GtCO2/an, elles restent donc trop élevées par rapport aux budgets carbone limitant au maximum le réchauffement climatique. Sans une réduction rapide, nous dépasserons largement les budgets dans un avenir proche (et donc les limites de +1.5°C et +2°C).

✅ Que faire pour limiter le changement climatique ?

De nombreux changements climatiques dus aux émissions (passées et futures) de CO2 sont irréversibles pendant des siècles, notamment les changements constatés dans les océans, le niveau global des mers et l’impact sur les calottes glaciaires. Mais certains changements peuvent encore être ralentis et limités.

Il faudra pour cela des actions fortes et concrètes. Les scénarios des émissions les plus optimistes (comme le SSP1-1.9) requièrent des mesures drastiques, mais qui pourraient nous permettre de ne pas dépasser le seuil des +1,5 °C d’ici la fin du 21ème siècle. . Il faudra pour cela une baisse immédiate et à large échelle des émissions de gaz à effet de serre : « les pays devraient également mettre un terme aux nouvelles explorations et productions d’énergies fossiles et déplacer les subventions aux énergies fossiles vers les renouvelables ». Les budgets carbone restant sont une manière simple d’évaluer notre marge de manœuvre, et il est indéniable qu’elle est faible, si nous voulons limiter le réchauffement climatique au maximum.

« Les émissions de gaz à effet de serre créées par les énergies fossiles et la déforestation sont en train d’étouffer notre planète »

Antonio Gueterres, Secrétaire général des Nations unies

D’après ce nouveau rapport, si nous atteignons la neutralité carbone, le réchauffement climatique devrait s’arrêter. Cette hypothèse est émise avec plus de certitude que lors du précédent rapport du GIEC, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Pour limiter le réchauffement climatique à venir, il est urgent d’agir immédiatement dans le domaine de l’énergie en : réduisant de manière considérable les émissions de gaz, mais aussi de méthane et d’autres gaz à effet de serre. Cela limiterait les conséquences du réchauffement climatique, et améliorerait la qualité de l’air ; un point non négligeable quand on voit le niveau de pollution atmosphérique dans certaines villes.

« Il faudra, pour stabiliser le climat, procéder à des réductions fortes, rapides et soutenues des émissions de gaz à effet de serre et ramener à zéro les émissions nettes de CO2. La limitation des autres émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques, en particulier le méthane, pourrait être bénéfique pour la santé publique comme pour le climat »

M. Zhai, Coprésident du Groupe de travail I du GIEC.

Chaque citoyen peut évidemment agir à son échelle afin de réduire son empreinte carbone, mais le plus gros du travail sera à faire au niveau des industries les plus polluantes : l’industrie pétrolière, l’agriculture, la mode, les transports, la technologie, etc. il faudra une volonté politique importante afin de mettre en place des mesures suffisantes, et d’inciter les industriels à réduire leurs émissions. Un système d’objectif d’émissions, accordé à chaque entreprise, est une solution qui peut inciter les industriels à diminuer ou à compenser leurs émissions de CO2. Les entreprises peuvent également réduire leurs émissions de manière proactive, par exemple en choisissant des offres d’énergie (gaz et électricité) plus vertes.

Quoi qu’il en soit, limiter le réchauffement climatique passera nécessairement par un effort collectif important, de la part des gouvernements, des entreprises et des citoyens. Le nouveau rapport du GIEC ne fait que confirmer avec plus de certitude ce que nous savions déjà. Il faudra attendre la publication des rapports des groupes de travail II et III (qui devraient sortir en février ou mars 2022), afin d’en savoir plus sur la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques à venir, les conséquences de ces changements et les solutions envisageables pour limiter ou atténuer les changements climatiques à venir.

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